Qu’en est-il de la valeur des sondages et du poids des médias ?

L’annonce de la démission de Stéphane Dion marque aujourd’hui la fin définitive de cette campagne électorale qui fût assez faible en teneur et en saveur, les critiques sont unanimes. Après ce mois de bombardement médiatique intensif sur les répartitions pressenties de votes, des sondages, d’erreurs des différents chefs, pour moi un questionnement persiste.

Qu’en est-il de la valeur des sondages et du poids des médias ?

Je crois que c’est une question qui devient de plus en pus essentielle puisque force est d’avouer que les temps ont changés et que nos méthodes sont dépassées. Les médiums de communication évoluent, les habitudes des électeurs aussi.

Les journaux et la télévision n’ont certes plus la même influence que ce qu’ils pouvaient jadis avoir sur l’électeur moyen.  Sans en revenir à ce que nos grands parents nous racontaient comme étant leur réalité, s’habillant « propre » pour regarder la machine en images, je crois que la perception d’influence des médias de masse est devenue à un point ou nous en sommes aseptisée.

Elle n’est plus crédible.

Des campagnes politiques ou l’enjeu de couverture médiatique est de trouver les « bébites » chez les candidats des partis adverses afin de le discréditer aux yeux des électeurs.

On se croirait dans la cour d’école.

Une autre problématique que je soulève, qui m’apparaît on ne peut plus évidente après l’expérience que l’on vient de vivre : la « Montréalisation » des médias. Ils sont concentrés dans la métropole, influencés par leur propre environnement et avouons-le, par leur propre partisannerie. Les sondages le disaient mais se défendront sur la marge d’erreur et le faible taux de participation.

Quoi qu’il en soit, le résultat est là. Les conservateurs sont plus fort et pourtant, ont les donnaient pas mieux que mort en fin de campagne.

Avec un taux de participation qui faibli à chaque fois, ne faudrait-il pas trouver de nouveau moyens d’intéresser et de crédibiliser la tendance publique véhiculer par les médias de masse ?