Les partis politiques et les habitudes face aux contenus générés durant les campagnes.

À l’aube des premiers balbutiements de cette campagne électorale provinciale, curieux comme plusieurs de mes collègues de la blogosphère j’ai porté mon attention à ce qui est en place au niveau du Web par nos partis politique.

Bien qu’il soit encore tôt, que des actions Web plus concrètes sont à venir (souhaitons-le), il y a toujours des constats désolants et un qui me laisses pantois d’une campagne à l’autre : la mentalités des sites de campagne « jetables ».

Je m’explique.

Prenons exemple d’un blogue. Tout au long d’une campagne, il est nourri d’informations prenant différentes formes, d’annonce, de revendication, de problématique et de solution.

Or, qu’en est-il de la pérennité de cette information quand les blogues sont détruits une fois la campagne terminée.

C’est une erreur magistrale.

Non seulement cette information pourrait largement servir les intérêts des partis mais en plus, ils auraient avantage à continuer d’y être actif, comme le souligne Michelle Blanc dans son article intitulé « Aider nos partis à acquérir une vision d’un sain marketing politique internet ».

Même si mon exemple ne cite que les blogues, il en va de même pour plusieurs outils de présence Web qui gagneraient à être entretenu. En ce sens, je me dois de souligner favorablement l’initiative du Parti Conservateur qui continu, après la campagne, d’envoyer de l’information via Twitter sur l’activité du Premier Ministre.

On parle beaucoup de présence Web durant les campagnes mais je me plais à comparer une utilisation « jetable » des contenus au fameux concept de la longue traîne de Chris Anderson. Oui, durant les campagnes la demande est plus forte mais le pouvoir de ces contenus et d’une présence à plus long terme est beaucoup trop négligé.

Ils jettent de l’argent, notre argent, par les fenêtres.

C’est pas nouveau, me direz-vous.