Twitter n’est qu’un buzz

Non seulement ça fait un bon moment que j’ai pas écris ici mais mon nouvel article risque d’être assez incendiaire sur les fervents adaptes de Twitter. C’est le copain Steph qui m’a piqué avec cette réflexion et je me suis dit que je devais exposer ma position de façon plus concrète.
Premièrement, il faut reconnaître que Twitter est né de l’opportunisme d’une tendance qui m’est personnellement apparue sur MSN Messenger. Le concept de microblogging, selon ce que j’ai eu la chance d’observer, est une évolution de l’habitude que les usagers de MSN Messenger (ou d’autres IM) ont pris à ajouter une ligne après leur nickname dans leur liste de contact. C’est un peu de là, selon moi, que l’idée d’informer plusieurs personnes de son entourage, sans leur parler directement, à pris forme. C’est aussi pour ça que Twitter limite à 140 caractères les tweets, pour conserver cette idée d’intérêt à la spontanéité.
L’avènement des blogues et la démocratisation de l’identité numérique.
C’est du titre ça mes amis. C’est un autre facteur important dans le succès actuel de Twitter car une de ses particularités, c’est qu’il a su profiter de la vague de démocratisation de l’identité numérique.
De quecé?
C’est le phénomène qui a fait en sorte que les gens ont cessés de voir Internet comme un autre univers ou l’on pouvait tout faire sous le couvert de l’anonymat. Les gens ont finalement compris que le Web, c’est une extension numérique de votre identité bien réelle. Cette prise de conscience a fait en sorte que des gens bien normaux ont commencés à écrire des opinions sur des pages personnelles, qui sont devenus des blogues, et surtout, qu’ils la signaient non pas avec un nickname mais avec un nom.
Je ne m’étends pas plus sur cet aspect mais je crois que l’essentiel y est. Partant de là, si on fait un petit récapitulatif, Twitter est un croisement de la démocratisation de l’identité numérique et de la tendance qui est née des IM’s telle que suggérée au début de ce billet.
C’est un buzz.
Bon, maintenant je vais me lancer sur cet aspect. Il est certain qu’un buzz est souvent quelque chose d’éphémère et qu’à voir Twitter qui connaît une belle croissance, ça peut paraître un peu fou de dire que Twitter est un buzz et d’avancer même qu’éventuellement on en parlera comme on parle d’ICQ quand on fait référence à la messagerie instantanée. (lisez les commentaires sur cette page, ça vaut la peine!)
Le problème avec Twitter, c’est que ça ne fait rien de mieux que ce qu’une plate-forme comme Facebook permet de faire mais encore de façon fragmentaire et trop méconnue. Pour reprendre une partie de mon propos sur le billet de Steph, Facebook offre avec son nouveau feed toutes les mêmes possibilités que Twitter et plus encore.
Brisons quelques mythes…
Mythe numéro 1 : Twitter, c’est grand public et n’importe qui peut s’abonner.
Faux.
Il est possible que mes status Facebook soient accessibles au public. En contre partie, c’est faux aussi de dire que Twitter est complètement public car tout comme sur Facebook, vous pouvez gérer la confidentialité.
Mythe numéro 2 : Facebook c’est pour mes amis, mes contacts personnels.
Faux.
Non seulement vous avez vos amis et vos contacts personnels mais en plus, vous pouvez créer des groupes, segmenter vos contacts, de façon à leur donner l’accès que vous souhaitez bien leur donner. Or, rien n’empêche que tout comme sur Twitter, de parfaits inconnus deviennent un de vos contacts.
Alors au final, ça m’amène à croire et à dire que ce qui fait que Facebook n’a pas encore écrasé Twitter, c’est pour la simple et bonne raison que ces fonctionnalités sont méconnues et sous exploitées sur FB. La journée ou celles-ci le seront, vous rejoindrez un auditoire qui n’installera jamais Twitter, car on s’entend que c’est très geek, mais qui c’est créé un compte Facebook. Twitter est inexplicable et injustifiable à monsieur madame tout le monde qui n’y voit aucun intérêt. Une partie de cet intérêt par contre, il le retrouve sur Facebook dans différentes autres fonctionnalités.
Bon, maintenant que j’ai donner un bon coup de pied dans le nid d’abeilles… j’attends vos points de vues et vos commentaires!
Bzzzz … ! Coup de pied dans le nid de moineau, plutôt!
En fait – et je travaille dans le milieu de la techno, quand même – j’ai essayé trois fois, avec une égale bonne volonté, de me mettre à twitter. J’ai essayé des agrégateurs externes, rien n’y fait ! Cela me faisait donc bien marrer de voir Stéphane s’y mettre itou, il n’y a pas si longtemps!
Cela dit, le Tweet pourrait, au contraire de ce que tu amènes mon cher Jonathan, s’inscrire dans la pratique techno-sociale des 25 et moins plus facilement que pour les couches plus agées (et oui, on est déjà là dedans!). Pourquoi? Es-tu allé dans une polyvalente ou un collège dernièrement? Le cellulaire scotché sur l’oreille est plutôt courant… et pour dire quoi au fait? Pareil pour les Tweets! (Faut mettre un “s” aux anglicismes utilisés en français maintenant… Donc, si les ados tweet, imagines les européens quand ils vont S’y mettre!
Au fond, avoir fait la même analyse de Tweeter que tu fais présentement, pour les IM il y a 10 ans… la conclusion aurait pu être : pourquoi un IM, aussi bien se téléphoner!
Enfin, un buzz au niveau fonctionnel, communicationnel, sûrement. Un buzz social… pas si sûr!