H1N1, vaccin et confusion sociale. Les médias sociaux amplifient la psychose ?
Ce soir, je vis mon premier épisode de H1N1. Quelqu’un dans mon entourage à la fameuse grippe. Je devais me rendre à la soirée SWAFF mais par précaution, j’ai tourné les talons à la porte.
Pas besoins de vous dire qu’on se met rapidement à penser, qu’on lit sérieusement les informations sur pandemie.gouv.qc.ca et que l’on tombe en mode psychose avec nos moindres petits toussotements. Je ne suis pas hypocondriaque, loin de là, et je n’ose pas m’imaginer ce que ça doit être de vivre cet épisode pour quelqu’un qui l’est.
Avec ce petit congé forcé de la soirée, ça m’a inspiré cet article. Je ne suis pas original direz-vous.
Étant évidemment très présent sur les médias sociaux, je n’ai pu m’empêcher de réfléchir sur l’impact de ceux-ci sur la confusion actuelle qui règne autour de la vaccination.
J’essayais de voir de quelle façon cette situation se serait déroulée dans les années 90 et je me permets de croire que ça aurait été bien différent. Les médias traditionnels auraient diffusé massivement un appel à la vaccination, sous le dictat des instances gouvernementales, et personne ne se serait posé de question mais là, le départ lent et le manque d’assurance des professionnels de la santé ont généré cette psychose qui est véhiculée à vitesse grand V amplifiée de mythe urbain à grand coup de conspiration mondiale.
Les médias sociaux ont ce défaut que vous êtes le seul maître du filtre de la pertinence. Un ami a dit qu’il connait un médecin qui dit que le vaccin est dangereux. Un ami de l’ami d’un ami dit que son père connaît quelqu’un dans le domaine de la santé qui certifie que le vaccin n’est aucunement dangereux. Les médias sont confus et seul le gouvernement nous dit : « Faites-vous vacciner! ».
Il faut faire confiance au gouvernement alors que dans la vie de tous les jours, on a tendance à vouloir faire le contraire.
Beau dilemme.
Je trouve que les médias télé (lire TVA) font un très mauvais travail d’information. Ils sont aussi sinon plus responsables. Leur reportage d’hier soir sur la précense policière à certain lieux de vaccination, c’était un reportage sans contenu, aussi inutile qu’alarmant.
Au lieu d’utiliser leurs ressources d’information pour aider les gens à s’orienter vers les centres de vaccination les moins achalandés, ils font du direct de l’endroit le plus bordélique qu’ils ont pu trouver.